Les clubs de NETWORKING en valent-ils vraiment l’investissement ?

Je parle-là d’investissement en termes d’engagement et d’argent mais de temps surtout.

La plus courte des réponses serait oui mais… et là se trouve un grand « MAIS ».

Je répondrais de la même façon à la personne qui me demanderait « est-ce que l’entrepreneuriat en vaut la peine ou dois-je rester salarié ». Ma réponse serait oui l’entrepreneuriat est fabuleux mais cela dépend de plusieurs facteurs dont toi, la personne contemplant ce changement de carrière. Tout le monde n’est pas fait pour être dans le business comme tout le monde n’est pas fait pour rejoindre un club de networking.

A mon sens, l’ingrédient essentiel pour réussir le pari dans ces clubs, c’est ta personnalité !

Celle-ci est bien plus importante que le produit ou le service que tu souhaites mettre en avant. Il te faut savoir « te vendre » d’abord ! Les membres de ton club doivent pouvoir t’apprécier et te respecter de manière singulière. Il te faut savoir créer un positionnement fort et clair dans l’esprit de tous tes « camarades ». Il est crucial que ton visage et ta personne soient associés à l’excellence et à la maîtrise de ton activité. Tu ne dois pas être juste un autre coach, un autre consultant ou un autre traiteur. Tu dois pouvoir inspirer les audiences par ton affabilité et ton charisme. Il te faut pouvoir devenir « LA » référence dans ton activité et ce, dans l’esprit de tout le monde ou presque.

Je dis tout cela parce qu’un nombre très élevé d’entrepreneurs de toutes sortes m’ont demandé au fur des années, mon avis sur le sujet, après avoir totalement échoué dans les clubs de la place. Plusieurs m’ont affirmé qu’après une ou deux années d’adhésion, ils n’avaient pas reçu un seul bon de commande et pas une seule indication ou recommandation.

Dans ce cas, je pose la question :

Devons-nous blâmer ces clubs lorsque les choses ne marchent pas ou devons-nous plutôt nous regarder dans la glace et juger nos efforts et nos agissements ? Avons-nous tout fait pour établir des connexions, avons-nous tenu des réunions pour cimenter nos relations, avons-nous fait un suivi rigoureux de toutes les pistes potentielles de business ? Ayant moi-même été membre du CDD pendant près de deux ans et ayant souvent été invité à d’autres networks, j’ai pu observer la passivité évidente de beaucoup de gens ; ces derniers venaient régulièrement et semblaient attendre le miracle. Ils attendaient que le business leur tombe dans les bras, juste parce qu’ils sont membres ou parce qu’ils sont présents à beaucoup d’événements.

Nous savons tous qu’aujourd’hui les affaires ne se donnent pas facilement mais qu’elles s’arrachent en fait ! Elles se décrochent par le relationnel solide avec des prospects, par la persévérance acharnée et les relances amicales semi fréquentes (sur mesure).

Ceux qui ne sont pas aptes à prendre cette activité de prospection/networking au sérieux, seraient avisés de changer de cap et de chercher d’autres alternatives mieux adaptées à leur personnalité. Ils seraient mieux servis, par exemple, par l’accompagnement au marketing digital par des agences qualifiées qui les conseilleraient et les aideraient à faire de la publicité en ligne, à sponsoriser des posts sur les différents réseaux sociaux et/ou à acheter des Google ads. Ce type de « Inbound Marketing » serait plus approprié à leur tempérament ; cela coûterait un peu plus cher mais les clients potentiels viendraient directement vers eux, annulant ainsi tout besoin de faire du networking ou de la prospection terrain. (Je serais heureux de vous orienter vers les bonnes enseignes, si besoin).

Pour ceux qui, au contraire, voudraient apprendre à « se vendre » et à vendre leurs services plus aisément, je recommanderais un accompagnement et/ou des formations sur les fondamentaux de l’excellence commerciale, les soft skills, la communication, la stratégie etc. Avec ce savoir-faire en poche, il leur sera alors facile de charmer leurs interlocuteurs et de bâtir la confiance nécessaire pour passer aux choses sérieuses. (à votre écoute pour ce volet-là).

Karim Kadiri le 08/05/26